Rentrée scolaire : comment préparer son officine aux besoins des familles ?

Rentrée scolaire : comment préparer son officine aux besoins des familles ?

La rentrée ne se prépare pas uniquement dans les cartables. Pour les familles, septembre marque aussi le retour à la collectivité, aux horaires soutenus et à plusieurs préoccupations bien connues : poux, petits incidents du quotidien, hygiène, sommeil ou reprise des bonnes habitudes.

Pour l’officine, cette période est surtout l’occasion d’anticiper les demandes, de rendre son offre plus lisible et de renforcer ce qui fait sa valeur au quotidien : le conseil, la prévention et la proximité.

La rentrée : une période à anticiper en officine

Avec la reprise de l’école et des activités, certaines demandes reviennent naturellement au comptoir.

Poux, thermomètres, petits soins, hygiène bucco-dentaire, lavage nasal ou produits adaptés aux enfants peuvent ainsi retrouver une place plus importante dans les préoccupations des parents.

L’enjeu n’est cependant pas de transformer l’officine en rayon « spécial rentrée », mais plutôt de se poser une question simple :

De quoi les familles vont-elles réellement avoir besoin dans les prochaines semaines ?

Anticiper permet notamment de vérifier les stocks, de sélectionner les références les plus pertinentes et de préparer l’équipe aux questions les plus fréquentes.

Une offre courte, claire et bien expliquée est souvent plus utile qu’une multiplication de produits difficilement lisible pour les patients.

Poux : le conseil reste essentiel

La rentrée et la vie en collectivité remettent régulièrement la question des poux sur le devant de la scène.

Dans ce domaine, le rôle de l’équipe officinale ne se limite pas à proposer un produit. Il consiste aussi à rappeler les bons réflexes.

La surveillance régulière des cheveux, notamment chez les enfants scolarisés, reste importante. Il convient également de rappeler qu’un produit anti-poux n’a pas vocation à être utilisé systématiquement en prévention lorsqu’aucune infestation n’est constatée.

Lorsqu’un traitement est nécessaire, le choix du produit et son mode d’utilisation doivent être clairement expliqués aux parents, en tenant compte notamment de l’âge de l’enfant et des précautions propres à chaque référence.

C’est un bon exemple de ce qui distingue l’officine d’un simple point de vente : le produit compte, mais le conseil qui l’accompagne aussi.

Rendre l’offre de rentrée plus simple à identifier

La rentrée peut aussi être l’occasion de revoir temporairement la présentation de certaines catégories.

Sans bouleverser l’organisation de l’officine, quelques produits peuvent être regroupés ou davantage mis en avant :

  • thermomètres et petits accessoires de surveillance ;
  • produits anti-poux et peignes ;
  • sérum physiologique et produits de lavage nasal adaptés ;
  • pansements et petits soins ;
  • produits d’hygiène bucco-dentaire pour enfants ;
  • produits d’hygiène utiles dans le cadre scolaire ou sportif.

L’objectif n’est pas d’inciter à l’achat systématique, mais de faciliter le parcours des familles et de rendre immédiatement visibles les réponses aux besoins les plus courants.

Une courte communication sur les réseaux sociaux de l’officine peut également être utile : « Que faire lorsque l’école signale des poux ? », « Quels indispensables prévoir pour les petits bobos ? » ou encore « Comment reprendre progressivement le rythme de la rentrée ? ».

En apportant d’abord une information utile, l’officine entretient aussi naturellement la relation avec sa patientèle.

Sommeil et changement de rythme : commencer par les bons réflexes

Après plusieurs semaines de vacances, le retour à des horaires fixes peut également être compliqué pour certains enfants.

Les parents peuvent alors venir chercher conseil à l’officine.

Là encore, la première réponse ne doit pas nécessairement être un produit. Des horaires de coucher réguliers, une réduction des écrans avant le sommeil ou une reprise progressive du rythme peuvent être rappelés.

Lorsque les troubles persistent, deviennent importants ou s’accompagnent d’autres symptômes, une orientation vers le médecin peut être préférable.

Cette approche contribue à renforcer la place du pharmacien comme professionnel de santé de proximité, capable de conseiller mais aussi de savoir quand orienter.

Et après la fermeture de l’officine ?

Une autre question peut se poser : comment permettre aux familles d’accéder à certains produits de parapharmacie lorsqu’elles en ont besoin en dehors des horaires d’ouverture ?

Pour les officines qui souhaitent proposer ce service, la distribution automatique peut constituer une solution complémentaire.

LA PETITE PARAPHARMACIE, proposée par RETinCO, permet par exemple de rendre accessibles 24h/24 et 7j/7 une sélection de produits de parapharmacie.

Une officine peut ainsi adapter ponctuellement une partie de son offre à la saison : produits d’hygiène, petits soins ou références utiles aux familles peuvent rester disponibles même lorsque la pharmacie est fermée.

Le principe n’est évidemment pas de remplacer le pharmacien ni son conseil.

Le distributeur constitue plutôt un prolongement du service de l’officine pour des produits adaptés à une délivrance autonome.

La rentrée, une occasion de renforcer la proximité

Préparer la rentrée ne signifie donc pas nécessairement multiplier les promotions ou les références.

Quelques actions simples peuvent suffire :

anticiper les besoins, sélectionner les produits pertinents, préparer les équipes, transmettre des messages de prévention fiables et faciliter l’accès aux produits du quotidien.

La rentrée devient alors moins une opération commerciale qu’une nouvelle occasion pour l’officine d’affirmer son rôle auprès des familles.

Et finalement, la question la plus intéressante n’est peut-être pas :

« Que pouvons-nous vendre à la rentrée ? »

mais plutôt :

« Comment pouvons-nous faciliter la rentrée de nos patients et de leurs familles ? »

Sources :